Le Laboratoire Sensilia est un laboratoire Français, familial et indépendant situé en Gironde (France). Depuis 2019, nous oeuvrons à rechercher et fabriquer des produits de soins sains et innovants.

Les poissons gras fournissent des Oméga-3 utiles aux articulations du chien, mais leur qualité varie. Surpêche, contaminants, baisse d’EPA/DHA : voici les alternatives plus sûres.
Published in
Ingrédients naturelsL'arthrose est un fléau pour la mobilité de nos chiens. Les Oméga-3, notamment l'EPA et le DHA, sont la solution nutritionnelle la plus reconnue pour soutenir la fonction articulaire et lutter contre l'inflammation.
Ces acides gras sont naturellement présents dans les poissons gras (sardine, saumon, anchois).
Cependant, ces sources font face à des préoccupations majeures: la baisse de leur teneur nutritionnelle, le risque de bioaccumulation des contaminants et la pression écologique.
Au sein du Laboratoire Sensilia, notre engagement est de garantir l'efficacité maximale et la pureté absolue des Oméga-3 que vous donnez à votre animal, avec le moindre impact sur l’environnement.
Cet article révèle les défis actuels liés aux sources de poisson, en s'appuyant sur des études scientifiques, pour vous aider à choisir un complément Oméga-3 réellement sûr et performant.
Pendant des décennies, les poissons gras ont occupé une place centrale dès qu’il s’agissait d’apporter des Oméga-3 utiles à la santé. Une raison simple explique cette position : ils constituent l’une des rares sources alimentaires naturellement riches en EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque), les deux acides gras marins considérés comme les plus bénéfiques pour l’organisme.
Contrairement à ce que l’on imagine, les poissons ne synthétisent pas eux-mêmes ces Oméga-3. Ils les accumulent en se nourrissant de microalgues marines, de plancton ou d’organismes qui en consomment. Cette origine leur confère un profil lipidique particulièrement intéressant : des Oméga-3 directement assimilables, dans des proportions difficiles à retrouver dans les aliments terrestres.
Historiquement, plusieurs facteurs ont renforcé ce statut de “référence” :
Avant l’essor des sources alternatives (microalgues notamment), les poissons gras représentaient donc la voie la plus simple, la plus directe et la plus naturelle d’obtenir les Oméga-3 essentiels à l'organisme.
Toutes les espèces ne se valent pas lorsqu’il s’agit de fournir des Oméga-3 marins.
Les poissons dits “gras” présentent des teneurs supérieures en EPA et DHA pour une raison simple : ils stockent davantage de lipides dans leurs tissus, et ces lipides proviennent principalement de leur alimentation en microalgues, zooplancton et petits crustacés naturellement riches en Oméga-3.
Contrairement aux poissons maigres (comme la morue ou la sole), qui utilisent surtout leurs réserves musculaires pour l’énergie, les poissons gras accumulent des graisses dans leurs tissus, leur peau et leur cavité abdominale. Ces graisses servent de réserve énergétique pour les longues migrations, les eaux froides ou les périodes où la nourriture est moins abondante.
Parmi ces poissons gras, on retrouve une large variété d’espèces :
| Espèce | EPA (g) | DHA (g) | EPA + DHA (g) |
|---|---|---|---|
| Maquereaux | 0,9 - 1,0 | 1,0 - 1,6 | 1,9 - 2,5 |
| Harengs | 0,7 - 1,0 | 0,7 - 0,9 | 1,6 - 1,7 |
| Saumons | 0,4 - 0,8 | 0,6 - 1,2 | 1,0 - 1,8 |
| Anchois - Sardines | 0,4 - 0,5 | 0,6 - 0 | 1,0 - 1,4 |
| Truites | 0,4 - 1,2 | 0,4 - 1,8 | 0,5 - 3,0 |
| Thons | 0,3 - 0,4 | 1,0 - 1,2 | 1,3 - 1,6 |
Les nombreuses recherches menées sur les huiles de poissons riches en EPA et DHA montrent un ensemble de résultats cohérents : une modulation de l’inflammation, une amélioration modérée mais réelle du confort articulaire, et plusieurs effets bénéfiques sur le profil métabolique et cardiovasculaire.
Plusieurs essais contrôlés ont évalué des aliments enrichis en EPA/DHA chez des chiens arthrosiques :
Ces travaux montrent des bénéfices progressifs, généralement visibles après 6 à 12 semaines de supplémentation.
À l’échelle cellulaire, Curtis et al. ont démontré que l’EPA/DHA réduisent la production de médiateurs inflammatoires (PGE2, NO, MMP) dans des chondrocytes arthrosiques de chiens, ce qui confirme un mécanisme d’action direct sur les tissus articulaires.
Les études montrent également des effets systémiques positifs :
Ces résultats suggèrent une diminution de l’inflammation de bas grade et une meilleure protection cellulaire.
Si l’huile de poisson a longtemps été considérée comme la source la plus accessible d’EPA et de DHA, plusieurs inconvénients majeurs sont aujourd’hui bien documentés. Ils concernent autant la qualité nutritionnelle que la durabilité et la sécurité.
Les petits poissons gras comme l’anchois, la sardine, le hareng ou le maquereau sont au cœur de la production mondiale d’huile et de farine de poisson. Ils constituent également la base de la chaîne alimentaire marine.
Bach et al. montrent que la production d’huiles de poisson repose de plus en plus sur des stocks pleinement exploités ou surexploités, et que la "rareté écosystémique" augmente avec l’intensification de la pêche ciblant ces poissons fourrages.
Cette étude souligne deux risques majeurs :
De leur côté, les rapports FAO (2020–2022) montrent que plus d’un tiers des stocks mondiaux sont surexploités, contre seulement 10% dans les années 1970, confirmant une tendance structurelle.
Les poissons gras, parce qu’ils sont naturellement riches en lipides, ont aussi tendance à accumuler davantage de contaminants environnementaux. Plusieurs travaux récents montrent que cette accumulation concerne à la fois les métaux lourds, les polluants organiques persistants et les microplastiques.
L’étude de Nøstbakken et al. montre que les poissons gras, notamment le saumon, le maquereau et le hareng, peuvent contenir des niveaux mesurables de dioxines et de PCB de type dioxine, des composés qui s’accumulent dans les tissus adipeux au fil du temps. Même si les concentrations observées restent généralement conformes aux limites réglementaires, elles sont systématiquement plus élevées dans les espèces grasses que dans les poissons maigres, ce qui confirme une accumulation directement liée à la teneur en lipides.
Une analyse du marché italien menée par Nevigato et al. a révélé que certains compléments à base d’huile de poisson présentent des niveaux variables d’oxydation et de contaminants, suggérant que la qualité n’est pas homogène entre les produits disponibles sur le marché et que la purification n’élimine pas toujours totalement toutes les traces indésirables.
Ces données complètent les avis de l’autorité européenne (EFSA), qui rappelle que le poisson est la première source alimentaire de méthylmercure et que les contaminants lipophiles persistent durablement dans les écosystèmes marins.
Dans l’ensemble, les études montrent que, malgré leur intérêt nutritionnel, les poissons gras exposent aujourd’hui à une combinaison de contaminants dont le niveau dépend de l’espèce, de l’âge et de la zone de capture. C’est un paramètre important lorsqu’on évalue les différentes sources d’Oméga 3.
Plusieurs travaux récents mettent en évidence une tendance préoccupante : la diminution de la teneur naturelle en EPA et DHA des poissons sauvages, notamment dans les régions où la pression de pêche est la plus forte.
Lorsque les stocks de petits poissons pélagiques sont surexploités, ils n’ont plus le temps de se reconstituer ni de reformer leurs réserves d’Oméga-3. Ce phénomène est accentué par un second facteur : la réduction de la production primaire d’Oméga-3 par les microalgues, conséquence directe du réchauffement des eaux.
Entre 2000 et 2023, en mer Méditerranée, les captures annuelles d’EPA + DHA sont passées d’environ 15 tonnes à 6 tonnes, soit une baisse proche de 60 %.
Les poissons d’élevage ne sont pas épargnés. Ils sont traditionnellement nourris avec des farines et huiles de poisson, elles-mêmes issues des stocks sauvages, ce qui perpétue la pression de pêche.
Pour réduire cette dépendance, une partie des fermes aquacoles substitue désormais ces ingrédients par du soja ou d’autres sources végétales dépourvues d’EPA et DHA, ce qui dilue mécaniquement la concentration en Oméga-3 dans les poissons élevés.
Résultat : dans certains élevages, les niveaux d’EPA + DHA du saumon ont diminué d’environ 50% en une dizaine d’années (Sprague et al.).
Face aux limites grandissantes liées aux poissons gras et aux huiles qui en sont dérivées, plusieurs sources d’Oméga-3 émergent aujourd’hui comme des options plus sûres, plus stables et nettement plus durables. Deux d’entre elles se distinguent particulièrement : l’huile de microalgue et l’huile de moule verte.
Les microalgues marines sont les organismes qui produisent naturellement l’EPA et le DHA. Les poissons n’en sont que les « accumulateurs ». En allant directement à la source, l’huile de microalgue présente plusieurs avantages majeurs :
C’est aujourd’hui la source d’EPA/DHA privilégiée par de nombreux laboratoires engagés en santé animale et humaine.
Découvrez notre article sur les bienfaits de l'huile d'algue
La moule verte de Nouvelle-Zélande (Perna canaliculus) a la particularité de contenir :
C’est également une filière mieux régulée, fondée sur des récoltes strictement encadrées par le gouvernement néo-zélandais, ce qui limite la pression sur les stocks sauvages.
Découvrez notre article : La moule verte, remède contre l'arthrose
Parce qu’elles répondent simultanément aux trois défis posés par l’huile de poisson :
Elles permettent d’offrir à l’animal des Oméga-3 réellement performants, tout en évitant les pièges liés à la variabilité, à l’oxydation et à la durabilité incertaine des poissons gras.
Les poissons gras ont longtemps été la référence pour apporter de l’EPA et du DHA, deux Oméga-3 essentiels au soutien articulaire. Les études montrent qu’ils peuvent réellement améliorer la mobilité, réduire l’inflammation des chiens arthrosiques lorsqu’ils sont apportés en quantité suffisante.
Mais les connaissances actuelles révèlent aussi leurs limites : variabilité importante de la teneur en Oméga-3, accumulation de contaminants, baisse progressive des niveaux d’EPA/DHA liée à la surpêche et au changement climatique. Ces facteurs rendent aujourd’hui l’huile de poisson moins fiable et moins durable.
C’est pourquoi des alternatives plus stables et plus propres émergent, comme l’huile de microalgue et l’huile de moule verte, capables d’offrir des Oméga-3 hautement biodisponibles, exempts de contaminants marins et issus de filières durables.
Au Laboratoire Sensilia, cette évolution guide notre métier : proposer des sources d’Oméga-3 aussi efficaces que responsables. PERNIXOL®, formulé à partir d’huile de moule verte extraite par CO₂ supercritique et d’huile de microalgue, s’inscrit dans cette démarche en offrant un apport en EPA+DHA performant, pur et respectueux des océans.
Une manière d’accompagner la mobilité du chien avec des Oméga-3 réellement adaptés aux enjeux scientifiques et écologiques d’aujourd’hui.
Découvrez PERNIXOL®
Cet article a été rédigé par l'équipe R&D du Laboratoire Sensilia, expert en nutrition animale.