Le Laboratoire Sensilia est un laboratoire Français, familial et indépendant situé en Gironde (France). Depuis 2019, nous oeuvrons à rechercher et fabriquer des produits de soins sains et innovants.
Besoin d'aide ?
+33 5 54 54 00 79
support@sensilia.com
Paiements sécurisés sur sensilia.com avec
Made by Fifty Seven & Ocean Vert Distribution
Sensilia/Pernixol® tous droits reservés
Comment savoir si mon chien souffre d’arthrose ?
Boiterie, raideur, perte d’envie de jouer : apprenez à reconnaître les signes précoces de l’arthrose chez le chien et à réagir avant qu’elle ne s’aggrave.
Votre chien boite parfois sans raison ? Il a plus de mal à se lever le matin ? Ces petits signes du quotidien inquiètent de nombreux maîtres. L’arthrose est en effet l’une des affections les plus courantes chez le chien âgé : jusqu’à 70 % des chiens présentent des douleurs articulaires après 8 ans (Johnston, 1997).
Mais comment reconnaître si ces difficultés sont liées à l’arthrose, et non à une autre cause ? Dans cet article, nous faisons le point sur les symptômes précoces, les signes qui doivent alerter, les mécanismes biologiques de la maladie, et le rôle du diagnostic vétérinaire.
Pourquoi l’arthrose est fréquente chez le chien
L’arthrose canine correspond à une dégénérescence progressive du cartilage articulaire. Comme ce tissu est peu vascularisé, il se répare mal après les microtraumatismes accumulés au fil des années. Certains facteurs augmentent le risque :
l’âge (vieillissement articulaire naturel),
le surpoids (pression mécanique accrue, confirmée par plusieurs études cliniques),
les races prédisposées : Labrador Retriever, Berger Allemand, Golden Retriever, Rottweiler, etc.,
les antécédents orthopédiques (fractures, luxations, dysplasie de la hanche ou du coude).
Que se passe-t-il dans le corps d’un chien atteint d’arthrose ?
L’arthrose n’est pas qu’une simple “usure” mécanique de l’articulation : c’est une maladie inflammatoire chronique qui touche plusieurs tissus articulaires.
Les chiens arthrosiques présentent une augmentation de marqueurs inflammatoires dans le liquide synovial, confirmant ce rôle majeur de l’inflammation dans la progression de la maladie.
de Bakker et al.
Dégradation du cartilage Le cartilage articulaire agit comme un amortisseur. Avec l’âge, les chondrocytes (cellules du cartilage) produisent moins de collagène et de protéoglycanes, ces grandes molécules qui retiennent l’eau et assurent l’élasticité du cartilage. Moins nombreux, ils rendent la matrice cartilagineuse plus sèche et plus fragile. Résultat : le cartilage s’amincit, se fissure et perd sa capacité à absorber les chocs.
Inflammation synoviale Les fragments de cartilage dégradés déclenchent une réaction immunitaire locale. La membrane synoviale, qui tapisse l’intérieur de l’articulation et produit le liquide synovial lubrifiant, s’enflamme : c’est la synovite. Elle libère alors des substances chimiques appelées médiateurs inflammatoires (cytokines, prostaglandines, leucotriènes) qui augmentent la douleur et accélèrent la destruction du cartilage.
Activation des enzymes destructrices Certaines enzymes naturelles, comme les métalloprotéinases (MMP) et les aggrécanases, jouent un rôle dans le renouvellement du cartilage. Mais en cas d’arthrose, elles deviennent trop actives et dégradent le collagène et les protéoglycanes plus vite qu’ils ne sont produits. Ce déséquilibre accélère la destruction du cartilage et entretient un véritable cercle vicieux.
Altérations osseuses L’os situé sous le cartilage (os sous-chondral) réagit à cette usure : il s’épaissit par zones, créant des excroissances osseuses appelées ostéophytes. Ces “becs osseux” rigidifient l’articulation et limitent sa mobilité.
Douleur et perte de mobilité La combinaison de l’inflammation, de la rigidité et des lésions mécaniques provoque la douleur. Contrairement à une simple courbature, il s’agit d’une douleur chronique qui peut varier en intensité mais qui tend à s’aggraver avec le temps.
Les premiers signes d’arthrose à surveiller
Boiterie intermittente, plus marquée après le repos.
Difficulté à se lever après une longue sieste.
Raideur matinale, qui s’améliore au bout de quelques minutes de marche.
Réticence à monter dans la voiture ou à gravir les escaliers.
Perte d’envie de jouer ou de courir.
Changement de comportement : grognement ou fuite quand on touche une articulation douloureuse.
Ces signes sont parfois confondus avec un simple vieillissement. Pourtant, ils peuvent indiquer une douleur chronique articulaire.
Dans les faits, seul l’examen vétérinaire permet de faire la différence entre simple fatigue et arthrose débutante.
Quand consulter un vétérinaire ?
L’observation à la maison est essentielle, mais seule une consultation vétérinaire permet de confirmer l’arthrose. Le praticien utilise plusieurs méthodes :
radiographies pour évaluer l’état du cartilage et la présence d’ostéophytes,
scores validés comme le Canine Brief Pain Inventory (CBPI), un questionnaire standardisé reconnu par la communauté vétérinaire. Il permet de mesurer objectivement la douleur et l’impact sur la mobilité à partir des observations du propriétaire.
À retenir : si un chien boite plus de quelques jours, même de façon intermittente, il faut consulter. D’autres pathologies (rupture de ligament croisé, entorse, simple courbature) peuvent provoquer des symptômes similaires.
Enfin, un soutien articulaire via une alimentation adaptée et des nutriments naturels (comme les Oméga-3 EPA & DHA issus de la moule verte ou des algues) peut contribuer à limiter l’inflammation articulaire.
Reconnaître l’arthrose chez le chien repose sur des signes parfois subtils : boiterie intermittente, raideur matinale, perte d’envie de jouer. Si vous suspectez une gêne, la consultation vétérinaire est la seule manière d’obtenir un diagnostic fiable.
En intervenant tôt, via l’adaptation du mode de vie, le contrôle du poids et un soutien articulaire naturel, il est possible de préserver la mobilité et la qualité de vie de votre compagnon.
Références scientifiques
Johnston SA. Osteoarthritis – joint anatomy, physiology, and pathobiology. Veterinary Clinics of North America: Small Animal Practice. 1997;27:699–723. doi:10.1016/S0195-5616(97)50076-3.
de Bakker E, Stroobants V, VanDael F, Ryssen BV, Meyer E. Canine synovial fluid biomarkers for early detection and monitoring of osteoarthritis. Vet Rec. 2017 Apr 1;180(13):328-329. doi:10.1136/vr.103982. PMID:28364073.
Rialland P, Bichot S, Moreau M, Guillot M, Lussier B, Gauvin D, Martel-Pelletier J, Pelletier JP, Troncy E. Clinical validity of outcome pain measures in naturally occurring canine osteoarthritis. BMC Vet Res. 2012 Sep 10;8:162. doi:10.1186/1746-6148-8-162. PMID:22963751; PMCID:PMC3526499.
Cet article a été rédigé par l'équipe R&D du Laboratoire Sensilia, expert en nutrition animale.